Accueil

Libye : 70 000 ex-rebelles ont intégré le ministère de l’intérieur

Libye : 70 000 ex-rebelles ont intégré le ministère de l’intérieur

Le vice-ministre libyen de l’intérieur a annoncé, mardi 24 avril, que 70 000 ex-rebelles ayant combattu le régime déchu de Mouammar Kadhafi avaient intégré le ministère de l’intérieur.

“Ces éléments aident le ministère à lutter contre le crime et à protéger les installations stratégiques, les ambassades et les représentations diplomatiques”, a indiqué Omar Al-Khadhraoui, affirmant qu’un tri sera fait “prochainement” pour garder les éléments qui répondent aux conditions requises avant qu’ils ne suivent une formation.

Mardi, un premier groupe de 160 futurs policiers a embarqué dans un vol à destination d’Amman pour y suivre une formation de trois mois. Selon un porte-parole du ministère, un total de 2 216 ex-rebelles devraient s’envoler durant cette semaine vers la Jordanie.

PLAN POUR RÉINTÉGRER 200 000 EX-REBELLES DANS LA SOCIÉTÉ

En janvier, Tripoli et Amman avaient signé un accord prévoyant la formation de 10 000 ex-rebelles. Des milliers de Libyens ont abandonné travail ou études et pris les armes contre les forces de Mouammar Kadhafi l’an dernier. Après la chute de son régime à la fin du mois d’août et sa mort le 20 octobre, la plupart sont restés organisés en brigades armées et ont puisé dans l’arsenal militaire laissé par Mouammar Kadhafi.

L’armée et la police n’étant toujours pas entièrement opérationnelles, ce sont ces milices qui font largement la loi dans le pays. Inquiètes de la prolifération des armes et de la multiplication des incidents entre groupes armés, les nouvelles autorités ont lancé un plan visant à réintégrer les près de 200 000 ex-rebelles dans la société, dont des dizaines de milliers dans les ministères de la défense et de l’intérieur.

M. Khadhraoui a précisé qu’une “étude stratégique” sur le désarmement de la population et des ex-rebelles a été élaborée et “sera annoncée ultérieurement”, estimant à 250 000 le nombre des pièces d’armes dans le pays aux mains de la population.

Source: Le Monde.fr avec AFP |